Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 05:59

 

 

"Cadavre exquis"

Le crime de Montplaisir. Limoges 1908


"A l'initiative de l'association Plumes de passage et sous la conduite de Vincent Brousse et Philippe Grandcoing, 12 auteurs se sont librement inspirés d'un fait divers bien réel."

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Pour fêter la sortie de ce livre édité par Le Bruit des Autres nous vous proposons un exercice basé sur un Cadavre Exquis. Nous nous sommes mis à 7 pour cette histoire un peu folle où aucun des participants ne connaissait le texte de l'autre. 

Chaque participant écrit une histoire. La 1ère phrase de mon histoire est la dernière de l’histoire de mon voisin de gauche, la dernière phrase de mon histoire est la 1ère de l’histoire de mon voisin de droite.  

 

Merci à

Gérard, Céline, Virginie, Marie, Dominique, Hélène, Michèle.

 



Le bonheur de son enfance essayait de ne jamais finir. 


Mais hélas, les années qui s'accumulaient lui apportaient aussi des douleurs. Ses lacets de chaussures s'éloignaient de plus en plus de ses deux mains. Les escaliers étaient de plus en plus nombreux pour rejoindre son petit appartement du troisième étage. Il était maintenant si seul que même sa télévision s'ennuyait. Heureusement, il aimait toujours lire et surtout écrire. Se replonger ainsi dans les rêves et le bonheur de sa jeunesse. Ses souvenirs, ses joies, ses Amours lui revenaient ainsi en mémoire. Il souriait aussi de toutes ses bêtises de gamin parfois même il en riait si fort que...


 ses dents en tremblaient, euphoriques à jamais.


Elles venaient en effet pour la première fois de croquer une pomme tout juste cueillie sur l'arbre du jardin. Le fruit était joufflu et ferme. Un vrai plaisir. Les jolies quenottes n'avaient jusqu'alors connu que la nourriture insipide, molle et tiède de la cantine de l'école... et le duo traditionnel des dîners familiaux : pâtes et jambon blanc. Cependant, malgré cette expérience gustative sans précédent,

 

La jeune-fille cachait plus ou moins sa tristesse. 

 

Ce matin était morte Zoë, qui avait été sa seule amie pendant une dizaine d'années. Sa mère m'en avait parlé pendant que nous préparions le thé. Toute la maison résonnait des rires des invités et la jeune fille essayait de prendre part aux conversations. Peut-être croyait-elle son chagrin ridicule. Il ne l'était pas pourtant. J'avais été moi aussi une adolescente timide dont la seule amie avait été un chat. Je compatissais à son sentiment d'être vulnérable et incomprise. A l'extérieur, le soleil se couchait sur le lac sur lequel donnait la maison que nous venions d'acquérir. Mon mari proposa à nos nouveaux voisins de regarder le film de notre voyage en Inde. La maison s'assombrit brusquement et la vidéo commença. La jeune fille baissa la tête et je m'approchais d'elle. Il fallait que je la sorte de là avant qu'elle n'éclate en sanglots. Je cherchais brièvement une échappatoire et me tournais vers la fenêtre, derrière laquelle, je le savais,

 

notre barque était cachée par des rideaux.


Nul n’aurait pu dire comment elle était arrivée là, et quelle importance ! Un passé, lourd comme un pavé de mai 68 reçu en pleine tête par un manifestant avait cessé de nous plomber quand nous l’avions posée là, il y a une mois, un an, un siècle peut-être. Seuls restaient quelques scories d’histoires difficiles à démêler et à extirper. Il suffisait de peu, il était temps de reprendre la mer, comme cet ami qui avait tout abandonné pour faire le tour du monde. Un jour il m'avait confié en quelques mots que

 

la sincérité était importante aux yeux de son amie et qu’il était temps qu’elle range ses souvenirs compliqués dans une armoire en bois afin de ne pas être submergée par une frénésie de mots plus lourds les uns que les autres

 

Les mots on finit par les oublier, les mélanger et on se perd dans des explications dénuées de bon sens. Toujours est-il que pour se cacher et son ami l’avait compris,

 

cette bonne fée donnait une fleur, jouant malicieusement en même temps.

 

Mais les moutons blancs et noirs souhaitaient maintenant qu'on les laisse paître et reposer dans l'herbe grasse des prairies alpines. Depuis le matin, ils avaient eu leur compte d'aventures : dès l'aube on les avait chassés sans ménagement de leur étable douillette pour les enfourner dans de sinistres wagons de bois sombre. Malgré le manque d'espace et en dépit des soubressauts, le bélier, agacé par la promiscuité, avait distribué force coups de cornes. Et ni les agaceries, ni les cabrioles de la petite fée n'allaient guérir les blessés ! Alors, la paix ! Et dans le courant de l'après-midi, comble de malheur, le convoi s'était arrêté très longtemps à proximité d'un grand potager. A force de pousser les portes, les moutons exaspérés, affamés et assoiffés s'étaient libérés et c'est ainsi que

 

le troupeau avait mangé de l'ail, à cause d'une grêve inopinée des trains.


 Le conducteur, syndicaliste sadique, avait arrêté sa  machine en rase campagne. Aucun passager n'était autorisé à descendre. C'était un train touristique qui devait emmener les passagers visiter l'usine Boursin. Un repas gastronomique était prévu après la visite. Au cours du voyage, leur guide avait envisagé d'expliquer que le célèbre fromage ne contenait que de l'ail bien français. Pour étayer son argumentaire, il avait emporté des chapelets de têtes d'ail. Vers 14 heures, la faim devenant trop pressante, les chapelets avaient été égrenés et dévorés. L'haleine de chacun devenant très parfumée, un fou-rire général gagna le wagon. Les jeunes et les moins jeunes, les chevelus et les chauves, les femmes en baskets, celles en talons aiguilles, tous riaient sans vergogne, à gorge déployée. Un d'entre eux évoqua un souvenir d'agneau de Pâques trop aillé chez sa grand-mère  et le fou-rire collectif s'amplifia. Chacun redevenait un enfant.

 

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Vous pourrez découvrir Cadavre exquis” dans les rayons de la Bfm

ou le commander chez l'éditeur :

http://www.lebruitdesautres.com/bruitdesautres/index.php?sp=liv&livre_id=1467


“Le mercredi 7 octobre 1908, aux alentours de 5 heures et demie du matin, deux ouvriers tanneurs se rendant à leur travail depuis leur domicile, route d’Ambazac à Limoges, et passant chemin de Montplaisir, aperçoivent, le long d’une haie, un homme étendu à terre. Ils le secouent, croyant à un état d’ébriété, mais constatent son décès. Débute alors ce que la presse quotidienne qualifie immédiatement de Crime de Montplaisir.”

 

Une lecture de “Cadavre exquis” est prévue à la BFM en octobre. Nous vous tiendrons au courant. 

 

 


Par Marie - Publié dans : Textes et prêtextes
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Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 11:41
L'OGRE ET LA VIEILLE FEMME

Hélène allait tranquillement, de son petit pas sûr, le long de la lisière de la forêt.
Elle l'avait beaucoup arpenté ce bois sombre lors des diverses périodes de sa vie
et en connaissait tous les sentiers.
Une silhouette gigantesque se profila soudain à quelques mètres de la vieille femme.
Hélène marqua un pas, hésitante, puis repris son rythme soutenu ; elle était pressée
de rejoindre son amie, qui l'attendait à quelques minutes de là, pour trier les châtaignes
ramassées la veille.
"Hé là, ma bonne mère ! où vas-tu si vite ?" lui dit le géant hirsute de sa voix grave.
- Non, je n'apporte pas un petit pot de crème à ma grand-mère !" fusa la réponse !
Je vais piquer les châtaignes avec Odile, et il y a fort à faire avant la nuit.
- Hé bé, elles attendront, tes châtaignes ! Tu vas t'occuper des cochons et de la ferme en bas.
J'ai besoin de compagnie, et tu feras bien l'affaire en attendant que j'en trouve une
plus jeune !
- Mon bon monsieur, ce n'est pas possible ; je n'ai plus les forces pour t'aider, et j'ai déjà
tant travaillé dans ma vie ..."
La vieille femme était partagée entre une crainte indéfinissable, une légère envie de rire 
et un sentiment de dérision face à la demande de ce grand gaillard pataud, qui se voulait menaçante.
Elle avança encore sur le chemin, joignit les mains devant sa poitrine en croisant l'ogre
qui ne bougeait plus, et continua sa marche rapide sans se retourner.
Elle savait au fond d'elle-même qu'elle agissait de manière juste, en suivant son propre
ressenti.
Notre interlocuteur interloqué resta immobile un instant, puis reprit d'un pas pesant sa descente
vers la ferme. La brume montait déjà de la vallée.
Christine R.
LE GEANT ET LA LIBELLULE
Le géant était assis sur le long banc de bois
dans la cuisine aux carreaux blancs.
La fenêtre entrouverte sur le jardin ensoleillé
après la pluie laissa entrer une libellule.
Celle-ci virevolta plusieurs fois d'un mur à l'autre de la pièce,
puis décida de se poser sur la main du géant.
Emotion étincelante de cet instant d'éternité !
Transparence brillante des ailes bruissantes ;
corps sombre longiligne
et grands yeux jaunes aux mille facettes !
....
L'envol soudain de l'insecte en chasse vers l'extérieur doré
surprit notre héros hors de sa contemplation.
La quiétude ronronnante dans la cuisine
pouvait reprendre son cours léger.
Christine R.
Par Virginie - Publié dans : Textes et prêtextes
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 11:46

Le 18 février 2012, Thomas Duranteau nous a fait l'amitié de venir animer un atelier d'écriture sur le thème du conte de fée. Nos yeux ont brillé et l'imagination s'est emballée.


La sorcière et l'ogresse

Un matin de printemps, dans un village du centre de la France, une femme, entre deux âges, surnommée « La Sorcière » en raison de ses dons de guérisseuse,décida de partir battre la campagne pour renouveler son stock d'herbes magiques. Son panier au bras, sa jupe relevée, elle avançait, courbée, sur le champ de fleurs sauvages, choisissant avec attention les ingrédients de ses futures potions. Elle marchait absorber par sa cueillette, elle se retrouva bientôt en bordure du bois, où habitait son ennemi jurée dite « L'ogresse ». Celle ci la guettait depuis un moment,  imaginant quel tour elle pourrait lui faire. En effet, les deux femmes se détestaient, la sorcière refusait à l'ogresse le remède pour attirer les enfants du voisinage, afin qu'elle puise plus facilement les amenés dans sa masure puis dans sa marmite. La sorcière n'était pas mauvaise, les fournissait ses potions miraculeuse, sans exception à tous les gens alentour, et si quelquefois si  elle se vantait de confectionner des filtres magiques pour les jeunes en quête d'amour, cela n'avait jamais fait grand mal à  quiconque. Elle était appréciée par  tous et de bon conseil. Par contre, l'ogresse avait mauvaise réputation, elle avait été soupçonnée dans la disparition de deux enfants et bien qu'aucune preuve ne fut établie, elle restait à l'écart et sur elle pesait cette terrible méprise . Son isolement, ses demandes saugrenues, dataient de cette époque, ainsi que le surnom, employé par les journalistes, afin d'agrémenter les contre rendus du fait divers qui avait mis le village en vedette. Les deux femmes s'évitaient, chacune chez elle, chacune dans son rôle, et les poules étaient bien gardées. Mais les voilà aujourd'hui face à face, la discussion est inévitable et risque d'être animée , car elles ne s'apprécient  guère. Alors, sorcière toujours pas décidée à me fournir la fameuse potion? Ca jamais sale ogresse. Et si je te dis que c'est pour moi, que je veux en finir avec cette accusation qui a ruinée ma vie , qui m'a mise au ban de la société et fait de moi une pestiférée. La sorcière reste sans voix , elle n'avait pas imaginer une telle demande. Brusquement elle voit l'ogresse avec un regard nouveau, un brin de compassion et même de la pitié. Allons, allons, l'ogresse, tu ne parles pas sérieusement, tu pense pas en finir définitivement? Si sorcière, et le plus tôt sera le mieux, tout le village me hait, plus personne ne me parle, on m'évite, à quoi bon continuer à vivre. La sorcière, sidérée, a posé son panier; s'est assise, elle réfléchit comment  l'aider. Parmi mes remèdes lequel pourrait lui redonner le goût , le désir  d'avancer? Ecoute, dis la sorcière, je rentre chez moi, je consulte mes livres, je reviens plus tard, j'aurais trouver une solution pour effacer tes idées noires, fais moi confiance. D'accord, répond l'ogresse, je patiente jusqu'à demain, si tu ne reviens pas avec une potion miracle, je me jette dans l'étang!

Liliane M.

 

La petite fille et la libellule

Une petite fille est assise dans l’herbe.

Les fleurs en corolles autour de ses chevilles.

Elle regarde le ciel, se penche, ramasse un bouton d’or, une fleur de trèfle violette et quelques brins d’herbe.

Elle étale sur sa jupe ces quelques trophées.

La jupe est blanche, un peu tachée.

Elle est pieds nus.

Les sabots rouges sont plus loin sur le champ.

Elle a pensé à prendre son chapeau de paille.

Il couvre ses cheveux un peu… pas trop car très longs et en broussailles ils dégoulinent dans son dos.

Elle regarde les fleurs coupées.

Les assemble en bouquet puis attrape la fleur de trèfle pour en mordiller les pétales.  Leurs pointes un peu sucrées.

A quelques mètres un cheval bai broute. Nonchalant.

De temps en temps il regarde la petite.

Il la connaît bien.

Il aime qu’elle vienne dans le champ lui tenir compagnie.

Quelques abeilles bourdonnent.

On ne les voit pas.

Non loin de là, des pruniers sont fleuris.

Leur odeur douce baigne le paysage.

La petite pose son bouquet près d’elle et reprend son livre.

Elle s’allonge sur l’herbe.

Ses cheveux en oreiller.

Elle sourit au cheval qui en un mouvement lent et régulier fouette ses flancs de sa queue afin d’éloigner quelques mouches.

De tout son long dans l’herbe elle s’installe.

Le visage vers le bleu.

Le corps dans le vert.

Les yeux dans les pages du livre.

Elle ne bouge plus. Elle lit.

Une libellule se pose au coin du livre.

Elle la regarde et sourit.

Sans un geste pour ne pas l’effrayer.

Un instant sur terre. Le paradis.

Cécile

Par Virginie - Publié dans : Textes et prêtextes
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 17:38

 

Virginie Leymarie nous a proposé, samedi dernier, 

 un atelier dépaysant.

 

 

**********

 

Nous voici devant l'hymne national de la république tchèque.    Le but : écrire ce que nous inspire cet hymne, sans se poser de question.

Est-ce la musique, les mots, les sonorités qui vont nous guider.... Surprise.... 

 

***

 

 

Kde domov můj?
Kde domov můj?
Voda hučí po lučinách,
Bory šumí po skalinách,
V sadě skví se jara květ,
Zemský ráj to na pohled!
A to je ta krásná země,
Země česká domov můj,
Země česká domov můj!


********

 

 

Où est ta maison ?

Je veux aller jusqu'à cette lumière

Pour y entrer et me reposer

Je sais marcher, courir et même gravir des montagnes

Mais j'enrage de ne pas trouver le chemin

Et toi, je sais, déjà tu m'attends là-bas

 Peut-être demain y arriverais-je enfin.

Cécile D. 

 

 

ZONA


Déjà enfant
L'aquarelle des cygnes
Mangeait mon front

Un ciel de sang
Ruisselait sous mes paupières
Soulant mes cheveux blonds

Soudain s'y précipitèrent

La mue de la chair

Et l'indécente ivresse

 

Je devins
Etamine de souffre

Etamine de songe

 

Proche du gouffre
Redoutant le mensonge
Les bavures amères

Le verbe menteur
D'une membrane artificielle
Vide de sens
Damnée d'amours plurielles

Mais j'ai gardé
L'âme à jamais lunaire
La moelle éther


Celle qui renonce
Dans la volière des émois
Aux parois claires

Celle qui éclabousse
Les membranes douces
Et sucrées de l'enfer

Nathalie R.

 

 

 


      Que nous réserve demain ?

Encore plus de liberté

Plus de joie et de solidarité

Si nous continuons à être unis

Malgré tous les problèmes 

Les obstacles et les désillutions

Demain, l'avenir sera radieux.

Liliane M.

 

Demain tu seras là

Avec moi dans la lumière

Deux êtres face au monde

Unis dans la foi de l'amour

Sur notre route plus dembûches

Avec toi je franchirai les montagnes

Demain pour toujours ensemble.

Liliane M.                                                     


 

 


 

 

Quel est le plus beau cadeau ?

Voda va vous l'expliquer

Même que Bory lui le sait

 

La tristesse n'existe pas

Zemsky est un enragé ma poulette

Toi je t'ai toujours aimé

Aime la Ceska où je te haïrai

 

Johanna L.


 

 


 Sagesse

Quelle errance te tient

Lucide et gaie, de-ci de-là,

bonheur léger sur les chemins.

Jouant ta vie sur un nuage

laissant la colère et la rage.

à toi je dis, laisse aller,

laisse-toi porter vers l’infini.

Marie-Claude DH 


 

Si l'exercice vous tente, laissez-vous inspirer et envoyez nous vos textes.

Pour la traduction réelle de cet hymne, je vous laisse regarder sur internet, sinon vous risquez d'être influencés. 


********** 

 

 

A partir d'une dépêche toute simple, nous étions conviés à écrire un article à la mode délayage !

A l'honneur : l'imagination. 

Les données : Selon le chef de police de la capitale russe 8 000 opposants au 1er ministre Vladimir Poutine et 15 000 partisans se sont rassemblés à 8h ce matin, une heure avant la manifestation officielle. 

 


 

 

 D'après une dépêche de l 'A F P

 

Ce jour-là deux manifestations sont prévues , d'un côté les proches du régime et de l'autre les opposants à l'état mafieux mis en place depuis plusieurs années par l'ancien président, actuel premier ministre, et futur nouveau président. Les russes bien décidés à en découdre se sont retrouvés face à face sur la Place Rouge à huit heures par un froid glacial doublé d' une tempête de neige. La police, très présente, montrait sa force pour que tout se déroule dans l'ordre et le calme. Les flocons tombaient de plus en plus,  fouettant, ralentissant, statufiant même les manifestants dans la blancheur ouatée. Le thermomètre descendait à moins trente degrés, la Sibérie  en plein Moscou. Leurs pas s'enfonçaient dans la neige épaisse, leurs visages violacés laissaient s'évanouir des nuages de vapeur. Des milliers de personnes étaient stoppées dans leur élan revendicatif par la vigueur des éléments atmosphériques. Alors malgré leur détermination, chacun ne pensait qu'à une chose, un verre de vin chaud ou de vodka et renter vite chez soi. Ce qu'ils firent, laissant coi les journalistes présents. Après tout la révolution pouvait attendre encore un peu !!

 Liliane M 

 

      ****

      La police russe et l'association de défense des droits de l'homme ne sont pas d'accord sur les chiffres. Notre envoyé spécial Tintin Delamarre n'a pas la possibilité de vérifier les chiffres officiels et non officiels. En effet, il fait trop froid à Moscou, le comptage ne peut donc s'effectuer correctement. Concernant l'ambiance des deux manifestations, actuellement tout est calme. Les manifestants sont tous emmitoufflés sous d'épaisses couches de fourrures pour vaincre le froid. Le premier ministre russe Vladimir Poutine  n'a pas encore fini de déjeuner. Ils se fait attendre. A priori, il sera là, à 10 heures précises. 

Johanna L

****

 

Les collectionneurs de fèves en porcelaine vont certainement faire une belle récolte s'ils vont ratisser le sable de la plage de Ronce les bains en ce début de semaine. En effet, ce sont environ 4 500 personnes : 3 000 partisans de la frangipane et 1 500 « pro brioche » qui se sont réunis dimanche dernier en ce lieu afin de tirer les rois chacun suivant sa méthode favorite. Ce vaste et sympathique  goûter festif en plein air a été orchestré par le syndicat professionnel des boulangers et pâtissiers français dans le but avoué de promouvoir cette sorte de gâteaux. L'objectif était également de démontrer qu'il était tout à fait possible de consommer des galettes des rois en tout lieu et en toutes occasions. Monsieur Gustave Gatibus, Président du SPBPF ( syndicat professionnel des boulangers et pâtissiers français) a effectivement indiqué « Mangez des galettes toute l'année c'est bon pour la santé ».

Il est vrai que les chiffres transmis par l'INSEE sont formels. Aujourd'hui, 98 % des galettes des rois  consommées en France, le sont sur une période s'étalant de fin décembre à début février. « C'est ce genre d'habitude d'un autre âge qui fait la ruine de nos commerces » a expliqué Gustave Gatibus. « Il faudrait que les gens prennent l'habitude de tirer les rois toute l'année... ainsi, la convivialité serait désormais au rendez-vous des pauses café au bureau en toutes saisons... » Monsieur Gatibus nous a également annoncé - en aparté - que son syndicat prévoyait de lancer une grande campagne de communication dès le mois de juin prochain afin de convaincre les français de manger de la buche de Noël tous les dimanches.

Cécile D. 

 

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Avec Virginie, nous nous sommes également amusés autour du thème

"Dix moi dix mots qui te racontent".

Nous gardons les textes pour un recueil qui sera en consultation à la Bfm après le concours. N'hésitez-pas à découvrir le site de "Dix-moi dix mots" et vous saurez tout tout tout .....


Les mots :

âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports. http://www.dismoidixmots.culture.fr/ 


Par Marie - Publié dans : Textes et prêtextes
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 13:57

Alain Lacouchie nous a proposé 4 thèmes :


 Je t'aime

 Promenade dans la campagne limousine

 J'ai rencontré l'empereur, sa femme et le petit prince

 Les enfants soldats

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Deux d'entre nous ont littéralement choisi de s'attaquer à l'empereur. 

 

J'ai rencontré l'empereur au bal de sa femme,

 Madame l'impératrice vêtue de taffetas,

Opulente et féminine, s’esclaffant en un rire gras.


J'ai rencontré l'empereur lorsque sa femme s'est levée. 


Écrasé sous les fesses de la mégère non-apprivoisable,


Son visage aplati reflétait son âme meurtrie.


Et l'amertume sur ses lèvres avait avalé tous les sourires.


J'ai rencontré le petit prince au bal de sa mère.


Derrière un lourd rideau dépassait son petit pied,


Et un oeil malicieux brillait sous le tissu foncé.


J'ai rencontré le petit prince lorsque sa mère s'est levée.


Un corps frêle jaillit et entoura le père effacé.


Les deux oiseaux inattendus, accompagnés du son de l'orchestre,


Ont filé par une fenêtre ouverte.


Dans la salle de bal, l'impératrice hurlait.


Virginie L.

 

******


 

 

Tristes sires.

Mardi matin, alors qu’un pâle rayon vert transperçait à grand peine des nuages fatigués, je vis jaillir l’Empereur, sa Femme et le Petit Prince. L’air renfrogné, l’Empereur s’obstinait à traverser la rue en dehors des clous ! Le petit prince, toujours aussi niais, tressautait en rythme, une oreillette collée au crâne. Dans ma vieille Volvo de 1968, des idées arriérées encore plus vissées à mes neurones que la musique débile du petit singe, je décidais, sans plus réfléchir que d’habitude, de ne pas céder la place à cette famille de profiteurs.

Faisant l’andouille, je jouais à celle qui n’a rien vu venir et accélérais, l’Empereur, sa Femme et le Petit Prince dans ma ligne de mire. C’est alors qu’une voiture à gyrophare me doubla dans un crissement de pneus jouissif. Pendant que le véhicule de police imprudent envoyait le Petit Prince et La Femme de l’Empereur bouler à vingt mètres, j’en profitais pour écraser, mine de rien, l’empereur à la traîne. 

Mercredi matin, dans un corbillard, l’Empereur, sa Femme et le Petit Prince…

Marie D.H. 

 

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Christian Boeswillwald s'est pris au jeu et a décliné à sa façon "Je t'aime"

Christian animera un atelier poésie, en avril. 

 Texte hors atelier


 

A la porte de n’otre masure

Trois mots d’amour sont v’nus gratter

Alors j’les ai pris sur mes papiers

Pour t’les donner si d’aventure

 

Devant ton bol de bon café

Le gars qu’est là faisait se battre

Ton cœur tout chaud pas frelaté

Qu’aurait envie oui qu’on l’attrape !

 

C’est pas toujours qu’on croit des fois

Qu’l’Amour qui passe s’en est tué

Car si l’on compte sur ses doigts

Les ans venus qui sont passés

 

 On a beau dire l’est toujours là

C’t’Amour si grand qu’on peut l’entendre

Dans le miaulement d’un petit chat,

Y’a qu’le bon Dieu qui peut l’reprendre !

 

 à la manière de Gaston Couté

 


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Rendez-vous dans une dizaine de jours pour découvrir les textes du second atelier animé par Alain Lacouchie (le 28, complet, désolée) 

 

******

 


Vous trouverez plusieurs livres de Alain Lacouchie à la Bfm de Limoges, au pôle Limousin. 

 

 

Vient de paraître


Alain Lacouchie :

"Butiner la vie" 

(poèmes et encres)


« Voilà un livre de questions … Il y a du Montaigne dans ce poète … Ce dernier livre est donc bien le prolongement de toute l’œuvre d’Alain Lacouchie » Jean-Claude Martin. 

 “Sans cesse à la recherche de l’Homme – et donc de lui-même – Alain Lacouchie a parcouru, à travers la trentaine de recueils déjà publiés, toutes les vibrations de la condition humaine, tour à tour révolté et tendre ; les questions, les doutes s’offrent alors comme des évidences. Un miroir où se regarder.”

 


Par Marie - Publié dans : Textes et prêtextes
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Présentation

  • : Les plumes de passage est une association créée à Limoges afin de promouvoir la pratique de l'écriture à travers des ateliers. plumesdepassage@gmail.com

Actualités


Les ateliers récréatif (jeux d'écriture) avec Virginie Leymarie auront lieu les 31 mars, 14 avril, 12 mai, 26 mai, 2 juin et 16 juin 2012. Ouverts à tous dans la limite de 12 places par atelier. Adhésion obligatoire à l'association après une séance d'essai. Le montant de cette adhésion est libre.Inscription obligatoire par mail à plumesdepassage@gmail.com 

Les ateliers avec auteur invité sont terminés pour cette année. Retour à l'automne.

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